Pour un médiateur, un avocat, un juge — ou le parent lui-même · octobre 2026
Un relevé Deux Maisons se vérifie sans nous. Aucune de ces opérations ne passe par un serveur de l'application : tout se fait avec des outils standards, sur votre propre ordinateur. C'est la seule forme de vérification qui ait une valeur — celle qui ne demande de faire confiance à personne.
| Le fichier n'a pas été modifié | On recalcule l'empreinte SHA-256 du PDF et on la compare à celle inscrite au journal de l'application, que les deux parents voient. |
|---|---|
| Le journal existait à une date donnée | Le relevé porte un sceau. Si un jeton d'horodatage accompagne le document, il atteste la date à laquelle ce sceau — donc ce journal — existait. |
Ce que cela ne prouve pas : que le contenu soit exact. Un horodatage atteste une date et une intégrité, jamais la véracité de ce qui est écrit. L'appréciation revient au juge, conformément à l'article 1366 du Code civil.
Ouvrez un terminal et calculez l'empreinte du PDF :
macOS, Linux shasum -a 256 releve-deux-maisons-2026-10-22.pdf
Windows certutil -hashfile releve-deux-maisons-2026-10-22.pdf SHA256
Comparez le résultat à l'empreinte inscrite au journal de l'application au moment où le relevé a été produit. Un seul octet modifié change entièrement l'empreinte — il n'existe pas de modification discrète.
Si le relevé est horodaté, un second fichier l'accompagne : même nom,
extension .tsr. C'est un jeton d'horodatage au format RFC 3161,
que n'importe quel outil standard sait lire.
openssl ts -reply -in releve-deux-maisons-2026-10-22.tsr -text
La ligne Time stamp: donne la date et l'heure attestées par
l'horodateur. Cette date est celle de l'horodateur, pas celle de l'ordinateur
du parent : c'est précisément ce qui fait sa valeur.
Le sceau est imprimé en toutes lettres sur la dernière page du relevé, en deux lignes qu'il faut recoller. Reportez-le ici :
openssl ts -verify -in releve-deux-maisons-2026-10-22.tsr \
-digest <le sceau imprimé sur le relevé> \
-CAfile <le certificat racine de l'horodateur>
La réponse est Verification: OK, ou un échec. Il n'y a pas
d'entre-deux.
Notez le point important : cette vérification ne demande pas le PDF. Elle porte sur le sceau, c'est-à-dire sur les faits enregistrés, pas sur leur mise en page. Si une seule entrée du journal a été ajoutée, retirée ou modifiée depuis, le sceau n'est plus le même et la vérification échoue.
Le relevé le dit lui-même, en tête de son encadré d'horodatage. Les deux cas n'ont pas la même portée :
| Horodatage qualifié | Produit par un prestataire de service de confiance qualifié au sens du règlement européen eIDAS. Son article 41 § 2 lui accorde une présomption quant à l'exactitude de la date et à l'intégrité des données. Autrement dit, c'est à celui qui conteste d'apporter la preuve contraire. |
|---|---|
| Horodatage non qualifié | La date est attestée par un tiers, mais sans cette présomption. L'article 41 § 1 précise toutefois qu'un horodatage ne peut pas être écarté au seul motif qu'il n'est pas qualifié. |
| Aucun horodatage | Le relevé ne porte alors aucun encadré d'horodatage, et son avertissement final le dit explicitement. L'empreinte reste vérifiable ; la date, non. |
Le relevé est fabriqué sur le téléphone du parent. Pour l'horodater, l'application envoie uniquement l'empreinte du sceau — trente-deux octets. Ni notre relais ni l'horodateur ne reçoivent le document, les prénoms, les montants ou les dates de garde.
Une empreinte SHA-256 ne se remonte pas : il est impossible, en la possédant, de reconstituer ce qu'elle mesure. C'est ce qui permet de faire dater un document par un tiers sans jamais le lui montrer.
Écrivez à contact.appsstudio@gmail.com en précisant la référence du document, en haut à droite de chaque page (DM-AAAA-MM-XXXXXX). Nous ne pouvons pas lire votre dossier — nous pouvons vous aider à conduire la vérification vous-même.